La légende de Saint-Pissou

Selon Rougé, l’église Saint-Pierre de Cenon possédait jadis les statues des saints Côme et Damien. Lors de la Terreur, un individu brisa à ces saints «ce qui fait la gloire du Manneken-Pis». Ceux-ci se vengèrent et le vandale fut condamné à «pisser au lit toute sa vie». Pour remédier à son infirmité, l’homme eut recours à la fontaine dite de Saint-Pissou qui passe pour guérir les incontinences d’urine.

Autrefois, le curé de Cenon bénissait l’eau de la source ainsi que la chemise des malades trempée dans la fontaine. Elle devait être portée neuf jours de suite. Des gens buvaient le pastis uniquement avec l’eau de Saint-Pissou ! On s’en servait pour le biberon des enfants. La source était renommée et il venait des voyageurs de très loin.

Pendant l’été 1976, extrêmement sec, la fontaine a reçu la visite d’un grand nombre de personnes venues chercher une eau très pure. Paradoxalement, c’est à peu près à cette époque que cette eau a été déclarée non potable,
Après la pollution de la Vienne, l’eau de la fontaine s’est aussi trouvée polluée. Aujourd’hui, si la fontaine coule toujours au bout d’un petit tuyau, un panneau interdit de boire de son eau. Mais la légende demeure.

La légende de la Fosse au Roi – de longs peupliers balancent…

Charles Martel battit les Arabes à Poitiers en 732.
Des générations d’écoliers l’ont appris dans leur livre d’ histoire. L’événement est connu de tous en France et ailleurs. C’est un coup d’arrêt à l’expansion musulmane au 8e siècle.

Pour la première fois, des gens d’occident, chré­tiens, sont qualifiés d’européens qui se dressent contre l’envahisseur arabe musulman venu d’orient. C’est le choc de deux religions, de deux civilisations, dont les conséquences se prolongent encore aujourd’hui. Mais cette fameuse bataille reste bien mystérieuse et comporte beaucoup d’incertitudes : sa date, 732 ou 733 ; le lieu, à Poitiers, plus près de Tours, ou plus probablement dans la plaine de Cenon à Moussais ; 300 000 combattants disent certains chroniqueurs, et d’autres moins de 15 000. Curieusement, ce mystère, ce manque de preuves indiscutables entretiennent le mythe et les passions, Charles Martel, grand-père de Charlemagne est devenu un héros national symbole de la lutte contre l’envahisseur.

Depuis 13 siècles, les idéologies, les politiques, les imaginations, se sont emparées de l’événement. Des légendes, des lieux-dits perpétuent le souvenir de cette victoire.
Le chabichou, les abricots de Montgamé sont attribués au passage des Arabes. La ferme de la Bataille, le virage des « cinq maures » ou « cinq morts » à Vouneuil et bien sur « la Fosse au Roi » à Cenon sont autant de traces qui de nos jours encore racontent « une histoire » et pourquoi pas « l’histoire ».
Mahomet a dit : « Inhumez les martyrs là où ils sont morts, avec leurs habits, leurs blessures et leur sang, ne les lavez pas car les blessures au jour du Jugement auront l’odeur du musc». Alors c’est évident, l’endroit situé sur le chemin de Cenon aux Jumeaux et nommé «Fosse au Roi » ou « Tombelle du cheneau » ne peut être que la sépulture de l’émir Abd-er Rhamane qui fut tué au soir de la bataille. La légende nous dit « ici Abd-er. Rhamane périt en vrai croyant sous les coups des Francs. Un houri descendit du ciel pour cueillir son âme par la blessure mortelle avant qu’il ne soit enseveli par les siens sur le lieu même ou il était tombé. De longs peupliers balancent au dessus de la « Fosse au Roi », le froissement de leurs feuilles, semblables au bruissement des ailes des anges, tandis qu’Allah berce sans fin l’âme du martyr ».

Des recherches furent entreprises qui ne révélèrent que quelques squelettes dont les pieds orientés au levant peuvent laisser supposer qu’il s’agissait bien de musulmans.

Là encore, pas de preuve indiscutable mais des indices, des traces qui nourrissent l’imagination et provoquent des débats passionnés et passionnants autour de cette grande bataille de Poitiers, et de son héros, Charles Martel.

Présentation d’InterNations

” CENON / ESCHELBACH ”

Depuis 1975, l’Association « Inter Nations «  structure active, œuvre en faveur des échanges entre CENON SUR VIENNE et ESCHELBACH, une petite commune en Allemagne de 2000 habitants située dans la vallée du Nékal, à 180 kilomètres de la frontière française, près de HEIDELBERG.

A l’origine de cette association, des ouvriers allemands qui travaillaient dans une usine des environs et qui, le dimanche, venaient participer aux rencontres sportives locales.
Un match de foot organisé par Jean Pierre MILOSZEWSKI et Lothar BRANZ en 1975 démarrait cette alliance.
Un week-end de Pentecôte en 2005, l’image d’une Grande Histoire. Depuis cette date, un Jumelage entre nos deux communes CENON et ESCHELBACH s’est développé. Beaucoup d’échanges, de va et vient alternés chaque année. Une grande chose immuable est créée « l’AMITIE ». L’amitié entre personnes depuis 30 années dans nos maisons, dans nos cœurs et dans l’avenir.

C’est ainsi, que chaque année, lors du week-end de la Pentecôte, ce sont plus de quarante familles qui retrouvent avec toujours autant de plaisir nos amis allemands, une fois à Cenon, une fois à Eschelbach. « Un match de foot clôturant chaque week-end ».